Barque à l’aurore. Bonne fête Mamoune, Bonne fête Granny.
 

Nuages trouble-fête. Mathieu et Nicolas, les musiciens d’hier, m’ont convaincu de me lever pour le soleil. Inoubliable disent-ils. Rendez vous à 6 h 00 sur le Gange. Nous nous rejoignons sur le Gaht principal. Il fait encore nuit, et des nuages troublent la fête. Le disque solaire ne laisse percevoir qu’un halo de lumière frustrant. C’est tout juste si le cercle orange se montre une dizaine de minutes, seul au dessus des rives. On observe donc plutôt la vie matinale du fleuve. Les cars de touristes qui viennent de débarquer, pour s’entasser en rang d’oignon à 20 dans un bateau, comme si ça ne leur suffisait pas d’être une semaine ensemble dans le même car. Le Burning Gaht entre lui aussi en activité. Et puis surtout il y a un monde fou qui vient se laver ou se purifier à l’aurore. La baignade m’a tenté un instant, avant que Thib mon petit frère m’y ait provoqué. Mais voir l’amoncellement d’ordures et autres carcasses de vaches mortes charriées par les eaux m’a rapidement repoussé. Une prochaine fois, aux sources du Gange, l’eau sera certainement plus saine.

Fête des grand mères. Comme 6 h 00 ça fait tôt et qu’il ne fait pas beau, je rentre me coucher. Les musicos en font autant. Vers deux heures je veux reserver un billet de train pour le soir, mais le convoi est complet. Tant pis, ou plutôt tant mieux. En rentrant de la gare j’aperçois le karmpa. Il est venu paraît-il rencontrer des sadhu, et poser avec eux. Son convoi passe à vive allure. Inutile de compter sur sa présence cette après-midi au temple. Je profite de ce dimanche peinard pour finir Hannibal, que vous pouvez voir sur les écrans en France. Y’a pas de fin et c’est décevant. Aujourd’hui fête des grand mères. J’essaye d’appeler les miennes pour leur souhaiter mille vœux  de bonheur, elles sont aux abonnés absents. Je me rattrape : Bonne fête Grannie, Bonne fête Mamoune !!!