Aymeric Rouillac

23 décembre 2009

BYE BYE MON BLOG

Chers amis, lecteurs anonymes, de passage ou fidèles,

Entamé dans l'enthousiasme un soir d'hiver 2006/2007, ce blog avait pour ambition de réunir des carnets de voyages rédigés plusieurs années auparavant, des films réalisés au cours de différentes expériences professionnelles, amicales ou familiales, des anecdotes et tranches de vies à la façon d'un CV ou d'une rubrique Features.

Et puis les retours aidant, j'ai réalisé que ce que se trouve sur la toile n'a plus de frontières, que certains évènements partagés pour la famille l'étaient aussi avec de parfaits inconnus. Ainsi ont disparu les photos et films de vacances, de baptême ou de naissance. Ainsi a disparu le côté gossip si avidement recherché et exhibé par ailleurs via les réseaux sociaux. Ainsi a trouvé sa petite mort ce blog. Force est de rendre hommage au talent de ceux qui savent à la fois tout montrer sur le net sans rien dévoiler, à la manière magistrale de l'intimiste et pudique Poule couteau : http://poulecouteau.canalblog.com/.

Enfin, ce qui n'était qu'un des objectifs de départ parmi d'autre, l'aspect professionnel a pris le pas sur reste, l'étouffant.  Je ne suis plus aujourd'hui salarié d'une multinationnale, je ne suis plus réalisateur de films pour la télévision, détective pour un cabinet d'avocat, lycéen polémiste, stagiaire commissaire-priseur, voyageur impénitent ou père et mari comblé. Je suis toujours un peu de tout cela mais ai finalement orienté ma vie professionnelle vers le marché de l'art. De Béthune à Nantes vous m'avez suivi.

Il est donc temps de mettre un terme à cette aventure numérique en vous invitant à la poursuivre sur www.rouillac.com. Commissaire-priseur diplômé depuis le mois de décembre, je travaille en effet dans la Vallée de la Loire comme commissaire-priseur, à la suite et aux côtés de mon père.

Clin d'œil amer et lucide de cette histoire : les Piranhas. Nous étions quatre amis de fac, G., T., H., et moi. Marqué par La Chute du grand Camus, je craignais avec raison qu'à leurs tours nos passions de jeunes adultes se fassent dévorer par les piranhas que sont la famille, le mariage, le travail, les enfants, la société... Tombé en extase avec l'ami M. devant la série des Quatre continents de Van Kessel à la Alte Pinakotek, j'avais voulu garder comme maxime de vie la dédicace de ce programme "Pélégrins sont qui dans ces villes / pour leur bourdon portent coquille". Exorcisme et incantation n'ont pas suffi et me voici de retour en Vendômois, à la manière d'un du Belay ou de tant d'autres. Des Piranhas...

J'aurai toujours beaucoup de plaisir à lire vos messages et à échanger. Mais ce sera par d'autres canaux que celui de ce blog où je vous écris maintenant le mot fin.

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07 juillet 2009

NIKOLLI, LE PEINTRE ALBANAIS, PRIVE DE VINGT-SEPT DE SES TOILES

Nikolli, le peintre dont j'avais présenté le travail suite à une rencontre dans le vieux Nice a été saisi par la police d'une vingtaine de ses tableaux exposés sur la voie publique !!! Nice Matin a contacté un stagiaire commissaire-priseur à Vendôme, dont la parole est plus libre que celle du milieu, pour déplorer ces initiatives sécuritaires. Jusqu'à preuve du contraire, il y a trop longtemps qu'on ne met plus de tableaux en prison pour renouveler avec ces pratiques déplorables.

Article de Nice Matin - Francis Flumineau

20090707_NICE_MATIN_NIKOLLI

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28 juin 2009

LE CATHOLICISME DE DANTE AUX BERNARDINS LE 1ER JUILLET

Dante

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10 juin 2009

POUR SA 21E ÉDITION, LA VENTE DE CHEVERNY TOUJOURS RUBAN BLEU EN PROVINCE.

ROUILLAC - VENTE CHEVERNY – 6, 7, 8 JUIN 2009

POUR SA 21E ÉDITION, LA VENTE DE CHEVERNY TOUJOURS RUBAN BLEU EN PROVINCE.

11 records mondiaux et un record d’Europe ont été battus au cours du week-end de vente organisé par Maître Philippe ROUILLAC les 6, 7 et 8 juin 2009 à l’occasion de la 21e vente à Cheverny (Loir et Cher). 2,4 M € d’enchères (frais compris) ont été enregistrés avec 74 % de lots vendus  pour 180 % des estimations totales,  quatre enchères à six chiffres et  41 à cinq chiffres.

Samedi 6 juin 2009 les dix voitures de collection présentées à la vente trouvaient amateur. La plus belle enchère était obtenue à 120.000 € pour une Bugatti Type 38 de 1927, considérée comme disparue et retrouvée aux États-Unis où elle avait  été transformée pour faire de la course automobile (n°10). Une Ferrari 250 E de 1963 à restaurer trouvait preneur à 48.000 € (n°8).

Résultats : 258.000 € (frais compris) à 148 % des estimations. 10/0 (lots vendus/invendus).

Dimanche 7 juin voyait triompher les tableaux anciens, le mobilier et les objets d’art. Les joies de l’hiver, une école hollandaise vers 1615 était emportée à 264.000 €  par le marché britannique (n°40). Les petits maîtres du 18e et du 19e siècle enregistraient des prix soutenus, avec de nombreux records d’enchères  mondiaux battus dans cette catégorie.

Les souvenirs historiques ont fait tourner de nombreuses têtes, à commencer par la Montre de col offerte par l’Impératrice Marie-Louise fermement bataillée à 85.000 € entre collectionneurs de l’Empire, institutions et privés russes (n°164). Le Manuscrit de Marguerite de Bretagne, dame de Goulaine datant du début du XVIe siècle était adjugé pour 50.000 € (n°80). Une reliure de Paul Bonnet des fêtes galantes de Paul Verlaine concurrençait à 32.000 € (n°83) un exemplaire de la description de l’Egypte offerte par le roi Charles X vendue pour 31.000 € (n°81).

A 180.000 €, une commode enfilade en acajou du XIXe siècle dans le goût de Weisweiler créait la surprise (n°151). Une paire de bergères livrée par BOULARD au garde meuble du roi en 1787 rejoignait pour 11.000 € une propriété du val du Loire (n°161), tout comme une autre paire de bergères de NOGARET à Lyon pour 21.000 € (n°153). Le mobilier de salle à manger crée par LELEU à l’exposition des arts décoratifs de 1925 était quant à lui emporté à 33.000 € (n°142), alors qu’un ensemble de mobilier Charles X provenant du Château de la Barboire en Sologne totalisait 68.000 €.

Résultats : 1.420.500 € (frais compris) à 208 % des estimations. 155/48 (lots vendus /invendus).

Lundi 8 juin les bijoux, l’art russe, les tableaux modernes, l’Extrême-Orient et les armes clôturaient cette 21e vente à Cheverny. A tout seigneur tout honneur, une Composition de Zao WOU KI datée de 1967 était emportée 152.000 € par un Suisse (n°345), un collier serti de 33 diamants était adjugé 61.000 € pour un joaillier de la place Vendôme (n°267), alors que la sélection d’œuvres russes totalisait 83.000 €.

Le portfolio « X » du photographe américain Robert Mapplethorpe trouvait un record mondial à 43.000 € (n°350), tout comme la suite des Portraits imaginaires de Pablo Picasso à 36.000 € (n°340). Une paire de défenses en ivoire sculpté polychrome de la Chine fin XIXe siècle partait pour 18.000 € (n°405) et la collection d’armes de Monsieur G. enregistrait un intérêt international à 76.000 €.

Résultats : 699.012 € (frais compris) à 208 % des estimations. 162/63 (lots vendus /invendus).

POUR CETTE 21E EDITION,  CHEVERNY CONSERVE LE RUBAN BLEU DES VENTES AUX ENCHERES EN PROVINCE, PHILIPPE ROUILLAC AYANT REÇU CE MEME WEEK-END LE RUBAN BLEU DE CHEVALIER DE L’ORDRE NATIONAL DU MERITE !!!

LISTE DES ENCHERES RECORDS (SOURCE ARTPRICE)

1.    Michel AUDIARD (1951), La Paix (n°144), record mondial pour un stylo de l’artiste, 960 €
2.    Charles Édouard ELMERICH (1813-1889), Femmes au chevalet en extérieur (n°58) record mondial, 14.400 €
3.    François Louis FRANÇAIS (1814-1897), Fontaine de La Vecchia aux Jardins Boboli à Florence (n°59), record mondial, 36.000 €
4.    Alphonse-Louis GALBRUND (1810-1885), Portrait de Mme Camille d’Hubert, née de Grandval, née de La Houssaye (n°55), record mondial, 24.000 €
5.    Guillaume LEMARCHAND (1673-1719), Portrait de jeune fille (n°57), record mondial, 4.200 €
6.    Marie Etienne NITOT (1780-1815), Montre de  col offerte par l’Impératrice Marie- Louise (n°164), record mondial,  85.200 €
7.    Robert MAPPLETHORPE (1946-1989), Album port folio « X » (n°350) record mondial pour ce port folio tiré à 25 exemplaires,  43.200 €
8.    Pablo PICASSO (1881-1973), Portraits imaginaires (n°340), record mondial pour cette suite de l’artiste,  36.000 €
9.    Pablo PICASSO (1881-1973) et Kovatchitch Ivan Goran, La fosse commune (n°344), record mondial pour l’ouvrage, 9.840 €
10.    Johann Heinrich STOBBE (1802-?), Méditation, près de la cathédrale Saint-Michel à Bruxelles (n°66), record mondial, 26.400 €
11.    Antoine VESTIER (1740-1824), Portrait de Joseph-François Foullon, baron de Doué, 1788 (n°72), record européen, 24.000 €
12.    Johann WYRSCH (1732-1798), Portrait de la famille de Mollans dans leur salon de leur Hôtel de Besançon (n°73), record mondial, 90.000 €

Tel. : 02.54.80.24.24 - Web. : www.rouillac.com
RESULTATS_CHEVERNY_2009

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02 juin 2009

LA BUGATTI DE TINTIN AUX ENCHERES


LA BUGATTI DE TINTIN AUX ENCHERES
par piranhaspelegrins

Une Bugatti type 38 de 1927 considérée comme disparue sera vendue aux enchères samedi 6 juin 2009 par maître Philippe ROUILLAC à Cheverny.
Une dizaine de véhicules d'exception sont à retrouver sur www.rouillac.com/cheverny2009.html


28 mai 2009

ET SI C'ETAIT LA VRAIE ? LA JOCONDE EST A VENDRE


ET SI C'ETAIT LA VRAIE ? LA JOCONDE AUX ENCHERES
par piranhaspelegrins

"Et si c'était la vraie ?"
Une réplique de la Joconde par un suiveur de Léonard au 17e siècle sera vendue aux enchères le dimanche 7 juin 2009 par maître Philippe ROUILLAC à Cheverny.
450 lots à retrouver sur www.rouillac.com/cheverny2009.html

LA MONTRE DE L'IMPERATRICE MARIE-LOUISE AUX ENCHERES


LA MONTRE DE L'IMPERATRICE MARIE-LOUISE AUX ENCHERES
par piranhaspelegrins

Une montre crée pour l'impératrice Marie-Louise par le fondateur de Chaumet sera vendue aux enchères le samedi 7 juin 2009 par maître Philippe ROUILLAC à Cheverny.
450 lots à retrouver sur www.rouillac.com/cheverny2009/html

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01 avril 2009

Les lettres de MONET à Marc ELDER et les tableaux du collectionneur coqueluche des enchères à Nantes

catlogue_31_mars

La collection de Marc Elder plébiscitée

Plus de deux heures ont été nécessaires pour disperser les cents premiers lots de la vente : il s’agissait de la collection du romancier, critique d’art et conservateur de musée Marc Elder (1884-1933). Sous un feu d’enchères nourries entre la salle et le téléphone, toutes les œuvres ont trouvé amateur. Les tableaux modernes ont très largement dépassé les estimations hautes : 10.500 € pour Marius Borgeaud (n°42) par un collectionneur Suisse, 2.800 € pour Robert Lotiron (n°69) représentant la statue de la Liberté sur le pont de Grenelle, 6.900 € pour deux aquarelles de plages par Henri Lebasque, (n°63 et 64) ou encore 3.900 € pour André Lhote (n°68). Les pouvoirs publics n’étaient pas en reste avec 1.400 € pour Jean Peské (n°71) par le Conseil général de Vendée ou 160 € pour trois bois gravé de Jean Constant Rennefer (n°23) illustrant le Peuple de la mer, prix Goncourt en 1913, acheté par Saint Fiacre : la ville natale de Marc Elder.

 

100.000 € pour 33 lettres de deux maîtres

La suite de la vente était tout aussi enlevée : les lettes de Monet et de Chaissac totalisaient près de 100.000 € au marteau. La ville de Nantes et la Bibliothèque centrale des musées nationaux n’ont pu préempter que cinq lettres de Claude Monet à Marc Elder sur 17, notamment pour courrier où Monet se dit bouleversé par le décès de Marthe Hoschedé, seconde épouse du peintre américain Butler à 5.200 € (n°93).  6.100 € étaient en effet nécessaires au marché pour décrocher le courrier très émouvant où le maître évoque la perte de sa vue (n°83) et 7.500 € lorsqu’il s’attaque aux Nymphéas (n°95). Les lettres de Gaston Chaissac, « pape de l’art brut » à Marcel Chabot poète vendéen, étaient portées au pinacle avec notamment 5.200 €  pour un très beau collage (n°98d).

Des prix soutenus pour les tableaux

Les dessins anciens et tableaux modernes ont eux aussi suscité un vif intérêt. 1.400 € étaient dépensés sur un dessin gouaché du XVIIIe figurant le Triomphe d’Alexandre d’après Lebrun (n°100) et 1.000 € pour une sanguine du XIXe siècle d’après le modèle de Boucher ayant servit au tableau de la Bergère endormie conservé à la Wallace Collection (n°108). A 5.200 €, les Danseurs basques de Paul Dupuy (n°133) étaient emportés par un collectionneur de Biarritz contre quatre autres téléphones, tout comme la Fête bretonne de Lucien Simon adjugée 2.600 € (n°187). Gen Paul réunissait 2.200 € pour un Cavalier tout en couleur dans un univers de grisaille (n°139), tout comme Théodore Gudin (n°145) avec son Retour de pêche. Le Conseil général de Vendée emportait à 8.000 € une Scène des guerres de Vendée par Julien Le Blant (n°153). Des particuliers enfin investissaient 5.000 € et 4.200 € pour une huile (n°157) et un pastel (n°158) de Fernand Legout Gérard.

 

Bataille d’enchères pour les objets d’art

La fin de la vacation était marquée quelque belles batailles d’enchères pour des objets d’art très « déco ». Estimé 800 à 1.000 €, un bronze d’après Mathurin Moreau (n°209) reproduit en couverture du catalogue était décroché à 2.400 €. Une cave à liqueur en marqueterie Boulle fatiguée par la maison Tahan (n°239) annoncée à 150 € réunissait dix fois plus, alors que le marché londonien enchérissait jusqu’à 1.500 € pour une paire de vase de Sèvres du XIXe siècle (n°264). La côte d’une Danseuse de tambourin chryséléphantine par Fortunato Gori (n°274 bis) était emmenée à 4.000 €, et la même fièvre prenait à 1.500 € une paire de pots couverts italiens en verre peint de la fin du XIXe siècle (n°274). Les verreries Art Nouveau totalisaient en huit lots 6.300 € (n°275 à 282). Un fauteuil de bureau d’époque Empire en acajou (n°374) trouvait à 1.000 € son acquéreur : le même prix que celui dépensé pour un lampadaire du XXe siècle en fer forgé de la maison Ramsay (n°295) ou un miroir en bois noirci du XVIIe siècle (n°307). Une belle armoire en merisier sculpté du XVIIIe était adjugée 1.600 € (n°312) alors qu’une paire de défense d’éléphant vendue avec son certificat Cites (n°303) clôture ces résultats par 6.500 € au marché espagnol.

Télécharger les résultats complets de la vente du 31 mars 2009

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28 mars 2009

LE GONCOURT 1913 AU FEU DES ENCHERES - NANTES

 

OUEST FRANCE,  Nantes

Bertrand Couton, commissaire-priseur, présente un collage de Chaissac. Une pièce de la succession Marc Elder, dispersée mardi à partir de 14 h.</P>

Marc Elder, prix Goncourt 1913 et conservateur du château des Ducs de Bretagne est au centre d'une vente de succession, à la salle Couton et Veyrac.

Marc Elder, prix Goncourt 1913. Élevé entre Nantes et Saint-Fiacre, Marcel Tendron (1884-1933) étudie au lycée Clemenceau avant de se rendre à Paris. Il prend le nom de plume de Marc Elder. Il obtient le Prix Goncourt en 1913 pour Le peuple de la mer, face au Grand Meaulnes d'Alain-Fournier et Du côté de chez Swann de Proust. Ce grand oublié de l'histoire littéraire a publié de très nombreux romans, tous marqués par la mer, Nantes ou la Bretagne, mais aussi des essais sur ses contemporains : Mirbeau, Romain Rolland, Monet, Renoir, dont il est proche. Renefer, Antral, Dignimont, Belot ou Creston illustrent alors ses ouvrages. Le public retrouvera tous ces peintres dans l'exposition de la vente, à la salle Couton et Veyrac.

Une vaste collection personnelle. Marc Elder est une figure locale d'importance. Sa santé fragile le contraint à quitter la trépidante vie parisienne, pour se mettre au vert à Nantes. Il est nommé conservateur du château des Ducs. Sa collection personnelle de tableaux illustre ses amitiés artistiques. On y trouve une scène bretonne du Suisse Borgeaud, des aquarelles de plage par Le Basque, ou un début de lettre illustré par Dignimont d'une scène de maison close.

L'ami de Claude Monet et de Chaissac. Fondateur de la Société des amis du musée des Beaux-arts de Nantes, Marc Elder souhaitait créer une salle de peinture moderne au Musée. Il reçut une version des Nymphéas à Giverny des mains de Monet en 1917. Dans la vente, 17 lettres de Claude Monet, datées de Giverny, illustrent ce projet. L'autre grande figure de la vente est celle de Gaston Chaissac (1889-1973), artiste majeur de l'art brut. L'exposition permet de découvrir de très beaux collages et des lettres de Chaissac, comme celle-ci, pleine de verve, adressée à un poète de La Roche-sur-Yon : « Je conseille vivement aux paysans vendéens de peindre des tableaux pour les vendre aux Américains et devenir enfin propriétaires de leurs terres. »

Une belle collection régionale. On trouvera aussi dans la centaine de tableaux exposés, un convoi de prisonniers vendéens par Le Blant, des projets de menus publicitaires de LU, un moulin breton de la presqu'île guérandaise par Maxime Mauffra. Nombre d'artistes nantais sont présents, tels Edmond Bertreux, René Pinard, Jean-Emile Laboureur, Picou, Lepère, Goulet, Billecocq, Éric Cabanas. Pour couronner le tout, quelques diamants de taille respectable et un collier en or rose.

Pour les petites bourses. Comme pour la vente Gracq, la succession Elder compte aussi des lots à la portée des petits budgets : gravures sur bois et lithographies de Nantes par cartons, gros stocks d'illustrations (notamment des épreuves d'artistes de Renefer pour illustrer Le peuple de la mer). À partir de 30 €.

Exposition gratuite le samedi 28 mars, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h ; le dimanche 29 mars, de 15 h à 18 h ; le lundi 30 mars, de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h ; le mardi 31 mars, de 9 h à 11 h. Pour les bijoux, le mercredi 1 er avril, de 9 h à 11 h.

Vente Marc Elder (391 lots). Hôtel des ventes Couton & Veyrac, 8-10, rue de Miséricorde à Nantes (tél. 02 40 89 24 44). Le mardi 31 mars à 14 h.

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