Les rodomontades américaines contre la Syrie.

On y a cru hein ? Damas a fait la une des journaux pour quelques jours avec fracas ! Avec éclat je dirai. Depuis le 8 avril et l’entrée des forces d’occupation dans Bagdad pas moins d’une dizaine de personnalités étrangères se sont déplacées dans la capitale syrienne. Trois chefs d’Etat, iranien, égyptien et soudanais, des ministres des Affaires étrangères à la pelle, le secrétaire générale de la Ligue arabe, des délégations de parlementaires, de journalistes US et j’en passe… Alors bien évidemment pour que du si beau monde se retrouve dans ma ville d’adoption c’est que la situation mérite quelques éclaircissements.

Pour la comprendre, analysons les conséquences régionales de la chute de Saddam. Le plus évident c’est la présence des Américains au Moyen-Orient. Présence musclée, comme on l’a tous vu. Présence qui selon tous les analystes sert miraculeusement les intérêts israéliens. Nous sommes dans une région où un tout petit Etat, un « Etat de merde » disait l’ambassadeur français à Londres, était entouré d’ennemis. Les Américains sont maintenant à Bagdad, le président égyptien et le roi de Jordanie sont leurs inféodés, dépendant financièrement. Arafat est marginalisé par son Premier ministre qui au demeurant est quelqu’un de très bien. Cette présence américaine bouleverse la donne pour la Syrie aussi, qui est aujourd’hui encerclée à l’est et au sud par des régimes hostiles ou ennemis. Toute la région est déstabilisée, sans vision claire de l’avenir.

Damas s’inquiète. Le parti Baas, qui selon l’article 8 de la constitution est « le leader de la société et de l’Etat », a rapidement compris qu’il était en position délicate. En Irak, l’US Air Force a ciblé en priorité les locaux du parti Baas irakien, des moukhabarat, des services de sécurité et de la garde républicaine. Toutes ces cibles constituaient les piliers du pouvoir du régime, comme elles sont ceux du baasisme à l’alaouite. Les alaouites constituent une secte schismatique du chiisme, une des deux grandes branches de l’Islam, dont est issu le président Assad, et de nombreux caciques au pouvoir en Syrie. En clair, et au strict regard du droit international : il y a aussi peu de raisons de s’attaquer la Syrie qu’il n’y en avait de bombarder l’Irak. Saisissant l’acuité de la menace éventuelle, les Syriens ont entrepris avant même la fin de la guerre de réfléchir à la meilleure façon de se réformer par eux-mêmes. Washington ne veut plus de régime militaire. Ne lui donnons pas de prétexte pour nous saccager et nous piller comme cela a été planifié en Irak.

La chance syrienne c’est que le docteur Bashar al-Assad, président de la République, est quelqu’un de tout à fait fréquentable, et qu’on ne voit pas vraiment qui pourrait le remplacer. Bashar n’a pas le passif de son père. Il est certes  bridé par la vieille garde de celui-ci, certes il  commence à donner des signes de conservatisme et de corruption, mais il est jeune, a été partiellement formé à l’étranger, et manifestait lors de son accession au pouvoir un réel esprit de changement.

Escalade verbale et menaces.

La Syrie et le Liban sont les derniers voisins d’Israël à être encore en guerre avec l’Etat hébreu. Les pressions américaines, une fois l’opportunité irakienne saisie, se sont portées sur Damas. Il y a eu une montée en puissance tout à fait captivante à vivre. Fin mars début avril, il ne se passait pas de jour sans que les tenants de l’un ou de l’autre camp ne se tirent dessus à boulets rouges. Mieux qu’un match de rugby. Chaque coup comptait, et les impacts étaient tout autant stratégiques que psychologiques.

Tout a commencé avec cette nébuleuse de néo-conservateurs au mois de février. Ces types n’ont jamais été élus mais puisqu’ils gravitent idéologiquement autour de Rumsfeld, ils sont les satellites du Secrétariat américain à la Défense. Ils l’orientent comme la lune nos marées. Les Wolfowitz, Pearl & Co ont clairement affiché la couleur : après l’Irak, la Syrie. De leur côté les Syriens ont laissé dire et ont joué sur l’enlisement américain en Irak. Ils ont préparé un bourbier à la libanaise. Les milliers de volontaires arabes qui transitaient par la Syrie n’ont pas inversé le sort du champ de bataille, et lorsque le Pentagone a su la guerre gagnée, il a dégainé sans attendre.

Premières accusations américaines « Nous ne trouvons ni armes de destruction massive ni scientifiques en Irak car ils sont cachés en Syrie » La grossièreté de la ficelle n’a pas semblé déranger. Il faut dire qu’après le type d’arguments invoqués pour partir à Bagdad, l’adage « Une fois n’est pas coutume » semble être tombé. Le réel indice de la volonté des Etats Unis d’en découdre serait dorénavant l’énormité du mensonge invoqué. La Syrie a répliqué prudemment. « Nous sommes prêts à faire visiter tous nos sites  à des inspecteurs de l’ONU. Et ce dans le cadre d’un plan régional visant à rendre le Moyen-Orient exempt d’armes de destruction massive » Ce qui est assurément une excellente façon de garantir une paix durable. Les Américains, au regard des stocks colossaux d’Israël, ont laissé tombé l’affaire et ont tiré une deuxième salve.

« La Syrie donne l’asile à des criminels et assure la fuite des Irakiens dont nous avons diffusé l’identité sur un jeu de cartes » Les Syriens trichent alors que nous avions distribué nous-mêmes le jeu. Pas bien ! Damas a joué avec le feu et s’en est mordu les doigts. Saddam Hussein en Syrie, certainement pas (même si des supputations l’imaginent avoir négocié la chute de Bagdad contre un asile russe, en transitant via la Syrie.) D’autres, en revanche, sont passés par ici. Damas a serré les boulons, verrouillé sa frontière, expulsé la famille de Saddam effectivement abritée en ville, et a tout fait pour s’éviter à nouveau ce genre de remarques.

Les accusations américaines de trafic d’armes Syrie-Irak sont tombées par elles-mêmes faute de preuve, et l’Amérique a changé de registre en abattant son joker : Israël. Nous sommes mi-avril, et des responsables du Pentagone qualifient la Syrie « d’état voyou », ce qui est sémantiquement grave. Israël se plaint alors de la menace du Hezbollah sur sa frontière Nord, et de la présence de bureaux d’organisations palestiniennes à Damas. Le Ministre des Affaires étrangères syrien, Farouk al-Chareh, s’emporte, et assimile Washington à l’Allemagne des années trente. Il y a de l’eau dans le gaz. Ballet diplomatique : de Villepin représentant la France, Straw la Grande Bretagne, Palacio l’Espagne font le voyage à Damas pour préparer la venue de Powell. Le big chief rencontrera le Raïs syrien début mai pour discuter paisiblement autour du narguilé de la paix. Assad de son côté joue l’apaisement en faisant parvenir via un parlementaire US un message à Sharon. « Nous sommes toujours prêts pour le dialogue et la paix. »

Terrain miné.

Après les forts en gueule,  les forts en thèmes et une approche politico-diplomatique des problèmes. On cesse de s’invectiver et on commence à discuter. La Syrie prépare le terrain intérieur de deux façons. D’une part, elle verrouille étroitement le Liban, d’autre part, elle amorce  des réformes structurelles.

Le Liban est ce que l’on appelle la « profondeur stratégique » de la Syrie. 20 000 soldats syriens y sont encore déployés, et ce depuis 1976. La communauté maronite libanaise avait a l’époque appelé le grand frère syrien pour stabiliser la guerre civile. Le gouvernement de l’homme d’affaires Rafic Hariri a donc été remanié, des ultra syriens remplaçant les quelques modérés qui y avaient encore un siège. Damas ne souhaite pas se trouver poignardé dans le dos par son protectorat libanais, alors qu’elle engage l’une des parties de bras de fer les plus incertaines de son histoire avec les Etats-Unis.

Sur le front intérieur le Baas a compris la leçon irakienne : plus de régime militaire aux commandes. On gardera les mêmes bonshommes mais on change d’uniforme. Ainsi les enfants des écoles remplaceront dès l’année prochaine la couleur kaki de leur treillis pour un bleu, un rose, un vert ou un jaune cocu. L’ouverture du secteur bancaire est votée dans l’urgence après de longs mois de préparations timides. Une mission administrative française, la mission Bechtel, à ne pas confondre avec la firme américaine de travaux public, rencontre des officiels pour aider la Syrie à se moderniser. Un journaliste emprisonné pour sa liberté de ton est libéré à la veille des rencontres Europe Méditerranée, avec lesquelles la Syrie renoue tout juste.

La Syrie a, pression américaine ou pas, un urgent besoin de se réformer. En douceur si possible. Elle doit s’affranchir des lourdeurs administratives, du népotisme et de la corruption. La patrimonialisation officielle de l’Etat par une mafia n’est plus tenable, cette mafia doit restaurer la confiance entre l’individu et l’Etat, cesser de prendre ses citoyens pour des demeurés en optant pour une propagande et une censure plus soft, refonder le pouvoir sur d’autres bases que la peur et la délation, s’ouvrir à plus de transparence, introduire des doses de démocratie dans les processus de décision pour restaurer le sens des responsabilités de ses cadres, restaurer l’initiative individuelle en facilitant l’investissement privé étranger et national, l’emprunt et les services bancaires. Faute d’entreprendre avec courage ces réformes de fond le régime prend le risque d’imploser à moyen ou long terme. Mais ces réformes doivent être menées prudemment. Le pouvoir est conçu suivant autour d’une structure pyramidale, où chaque élément joue un rôle précis. L’ordre ne circule pas du haut vers le bas, il est le fruit d’une multitude de petits rouages, de concessions, d’arrangements qui, s’ils étaient brutalement mis à jour, feraient s’écrouler toute la pyramide.

Le narguilé de la paix.

Damas sur la scène extérieure joue profil bas, mais continue de fustiger dans ses journaux Américains et Israéliens. La position officielle est la suivante : « Nous ne sommes pas sous pression, nous prenons acte de la nouvelle situation régionale et exprimons comme depuis 10 ans notre désir de dialogue et de paix. »

La Syrie ne trompe son monde qu’à moitié. Effectivement Damas n’est pas va t-en guerre. Qui le serait alors que 200 000 GI’s suffisent à défaire un pays jadis présenté comme la deuxième menace militaire de la région ? Le choix stratégique syrien c’est la paix, mais pas à n’importe quel prix. Les Syriens ne tiennent pas de double langage, comme d’autres autour d’eux. Ainsi Israël avait propagé la rumeur suivant laquelle des négociations de paix secrète avec le petit frère du Raïs avaient été entreprises. Ces allégations ne collent pas avec le mouvement de fond syrien. Elles ont en revanche affolé la « famille »  qui a formellement démenti : il n’y a qu’une tête en Syrie.

Dire que Damas n’est pas sous pression relève avant tout de la méthode Coué. La volonté de ne pas perdre la face est la plus forte. L’opinion publique syrienne pour laquelle le dernier conflit ouvert en 1973, la guerre de Tichrine en Syrie (ou de Kippour chez les Israéliens ou la guerre du Ramadan chez les musulmans), est une victoire arabe ne le pardonnerait pas. Lorsque Colin Powell s’est déplacé ici début mai, il a certainement formulé des exigences. Ce qui a été formellement démenti par la Syrie « Nous avons discuté entre gens bien élevés, il y a eu débat. Powell nous a parlé mais aussi écouté. Nous ne prenons pas nos ordres à Washington. » Dans cette même lignée, Damas après avoir joué la chaise vide au Conseil de Sécurité a fini par voter, fin mai, la levée des sanctions contre l’Irak. Les journaux officiels ne s’y étaient pourtant pas trompés lorsqu’ils dénonçaient cette résolution comme une légitimation à posteriori d’une guerre illégale.

            Aujourd’hui pour arriver à la paix, la Syrie se contenterait d’une stricte application du droit international dans la foulée de la conférence de Madrid qui avait ouvert la voie au processus de paix en 1991, telle qu’elle a été préconisée par la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 22 novembre 1967 :  le principe de l’échange de la terre (notamment en ce qui concerne la Syrie le plateau du Golan occupé par Israël) contre la paix. Damas a mis de l’eau dans son thé : si elle préconise toujours un règlement global de la situation, c’est-à-dire incluant tous les acteurs régionaux encore en conflit (Palestiniens, Libanais, Syriens…), elle ne se fait plus le porte-drapeau de toutes les revendications arabes. Le mois dernier elle a annoncé qu’elle accepterait « ce que les Palestiniens accepteraient, » ce qui est radicalement nouveau. Elle n’exige plus, d’autre part, qu’Israël se retire du Golan en condition préalable à la reprise des négociations.

Trois dossiers.

Les trois dossiers qui concernent la Syrie aujourd’hui sont les activités palestiniennes depuis Damas, la présence au Liban avec le soutien du Hezbollah « terroriste » et enfin la relation syro américaine. Le dossier qui sous-tend tous les autres est celui de la paix.

Bachar al-Assad a demandé aux bureaux palestiniens de cesser leurs activités Ceux-ci ne feront rien pour gêner leur protecteur, ils ont donc déplacé au Liban les manifestations prévues en Syrie. Précisons au passage que le fantasme sur ces bureaux est bien réel. Il s’agirait de bureaux de presse dans des appartements de 50 à 70 m2 qui organisent entre autre des voyages pour journalistes dans les camps de réfugiés palestiniens en Syrie.

La présence militaire au Liban est plus délicate à gérer. La France s’est d’ailleurs grossièrement alignée sur la position des Etats-Unis à ce sujet. La Syrie, quoi qu’en dise mes amis libanais, a assuré et continue d’être le garant de la stabilité libanaise. Toutefois si Damas est toujours présent au pays des cèdres, c’est surtout pour des raisons stratégiques évidentes. Opposer un front commun à Israël relève de la survie. L’état hébreu viole tous les jours depuis début mars l’espace aérien libanais, et ne manque jamais une seule occasion de bafouer le droit international. Je suis curieux de lire la liste des résolution de l’ONU ou des conventions sur le droit de la guerre et les devoirs d’une force d’occupation qu’Israël respecte. La frange irrédentiste de chrétiens libanais, qui sont les plus vifs opposants à la Syrie, sont eux-mêmes d’une grande prudence. Secrètement il souhaite le départ syrien, mais officiellement à travers la voix du patriarche Nasrallah Boutros Sfeir ils encouragent Damas à ne pas céder et à rester. Un départ syrien entérinerait la présence de 300 000 réfugiés palestiniens au Liban. Ce dont les chrétiens ne veulent absolument pas.

La Syrie est avec l’Iran « parrain » du Hezbollah. Lorsque le président iranien Kathami a visité le Moyen-Orient ce mois-ci, il a semblé que le parti chiite était voué à se démilitariser et à entrer dans le jeu politique libanais comme une force lambda. Le Hezbollah, c’est cette organisation que l’ancien premier ministre socialiste, alors en fonction, Lionel Jospin avait qualifiée de terroriste, ce qui lui avait valu des jets de pierres palestiniens. Pas mal comme image de futur candidat à la Présidence de la République à la veille de l’Intifada. Le « Parti de Dieu » a toujours agi suivant un scénario strict : ne pas attaquer le premier. Il s’est toujours contenté de répliquer aux agressions militaires israéliennes. Et contrairement au Hamas, au Djihad Islamique ou aux Brigades d’Al Aqsa, il n’a jamais pris que des militaires pour cibles. Son couronnement a eu lieu il y a trois ans, le 25 mai 2000, lorsque Ehud Barak, Premier ministre israélien, s’est retiré du Sud Liban. Cette victoire fut la consécration de la résistance et de la lutte face à l’occupant. Quatre mois plus tard, une guerre des pierres reprenait en Palestine, après une provocation de Ariel Sharon, l’ancien ministre de la défense, actuel premier ministre d’Israël, à Jérusalem. Tant que tout le Liban ne sera pas libéré (il reste la question des fermes de Chebaa toujours sous contrôle israélien), il y a fort à parier que le cheik Nasrallah, leader du Hezbollah, ne renoncera pas au combat. L’armée libanaise n’est pas prête à relever et remplacer les partisans chiites sur la frontière sud.

Les relations américaines peuvent être qualifiées d’hypocrites. Ils finiront par se rouler une pelle à la russe, pronostique t-on parfois à l’ambassade. Depuis Richard Nixon en 1973 qui rouvrait en personne l’ambassade US, plus aucun président américain n’a fait le voyage de Damas. Les Syriens font de nombreux appels du pied à Washington, adoptent une ligne de plus en plus soft, en révisant à la baisse leurs objectifs. Mais l’autre partie fait la sourde oreille. Condolezza Rice, conseillère à la sécurité nationale du président Bush, qui était la dernière mi-mai à sortir du bois, avait qualifié ces relations de « difficiles » alors que Colin Powell quittait Damas. La relation avec Washington est guidée par la recherche d’une paix régionale orchestrée par les Etats-Unis. Le problème c’est que le parrain du processus de paix est aussi le principal soutien d’Israël. Juge et partie, politique du deux poids deux mesures. Les Etats Unis n’ont que faire du droit international, et les seules positions de principe qu’ils adoptent face à la Syrie sont celles que leur dictent directement les intérêts israéliens et de leurs retombées électorales sur le plan américain. Ce schéma peut paraître caricatural. Il ne l’est malheureusement pas. Je ne veux pas me faire l’avocat des Arabes ou le procureur d’Israël. J’essaie simplement de comprendre les enjeux de la paix et en suis arrivé à ces constats.  Le principal blocage à un démarrage syrien et à la normalisation de la région c’est l’alignement inconditionnel de Washington sur les positions d’Israël.

En guise de conclusion : pas de solution.

La Syrie aujourd’hui est confrontée sur la scène internationale à la menace stratégique pressante d’Israël et des Etats-Unis, et sur la scène intérieure à un besoin urgent de se réformer. Que l’ouverture éloigne la dague, c’est le pari de Damas. Ce pari est malheureusement, comme toutes les questions régionales, suspendu au bon vouloir d’Israël, dont les intérêts dictent sa politique à Washington. Sans tomber dans la théorie du complot, souvenons-nous que Sharon est l’homme de l’invasion du Liban, le général qui a couvert les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila, le politique qui œuvre à la réalisation de l’Eretz-Israël de l’Euphrate au Nil, celui qui gouverne une coalition de colons et d’extrémistes, celui qui a dit NON à Powell sur la feuille de route alors que tout le monde autour de lui disait OUI, et qui finit par l’accepter sous réserves en la vidant de sa substance, celui qui multiplie les promesses de paix en intensifiant la répression d’un peuple indigène, celui dont les lobbys influent plus qu’aucun autre sur la politique de Rumsfeld. Celui en qui la Syrie n’a pas confiance, qui est le seul interlocuteur, et l’instigateur d’un avenir noir au regard du passé.